
Vous visez médecine par la LAS. La pression monte. Les chiffres officiels donnent environ 17% de réussite pour les étudiants LAS, contre 36% en PASS. Ça fait peur, je sais. Mais ces statistiques cachent une réalité que je constate chaque année en accompagnant des étudiants : ceux qui échouent font souvent les mêmes erreurs. Ceux qui réussissent appliquent des méthodes précises. Ce guide vous livre les stratégies qui fonctionnent vraiment, les pièges à éviter, et ce qui distingue les candidats retenus aux oraux.
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif. Les modalités de sélection LAS varient selon les universités. Vérifiez les conditions spécifiques auprès de votre établissement.
L’essentiel à retenir
- La mineure santé prime sur la licence pour accéder aux oraux
- La régularité bat le bachotage de dernière minute
- Une prépa accompagnante augmente significativement les chances
- Les oraux évaluent motivation et projet, pas que les connaissances
LAS : ce que vous devez vraiment comprendre pour viser médecine
Je vais être direct. Beaucoup d’étudiants LAS pensent que valider leur licence suffit pour tenter médecine. C’est faux. Selon les modalités officielles de la LAS, vous devez valider votre année ET obtenir un classement suffisant dans la mineure santé pour accéder aux oraux. Cette mineure représente au moins 10 crédits ECTS. C’est elle qui ouvre les portes.
Autre point crucial : vous n’avez que deux tentatives maximum pour candidater aux filières MMOPK. Pas trois. Pas quatre. Deux. Cette limite change tout dans votre stratégie. Rater sa première année par manque de préparation, c’est consommer une cartouche précieuse.
Le double cursus LAS décrypté
Votre année s’organise autour d’une licence majeure (droit, biologie, psycho…) et d’une mineure santé spécifique. C’est cette mineure qui détermine votre classement pour candidater. Valider votre licence sans briller en mineure santé vous ferme l’accès aux oraux, même avec d’excellentes notes par ailleurs.
Dans mon accompagnement d’étudiants LAS, j’observe un schéma récurrent : en septembre, tout le monde se concentre sur la licence majeure. Normal, c’est nouveau, c’est impressionnant. La mineure santé passe au second plan. Erreur fatale. En janvier, quand tombent les premiers résultats de mineure, la panique s’installe. Trop tard pour rattraper trois mois de retard. Cette dynamique, je la vois se répéter chaque année. Si vous comprenez votre parcours d’orientation en France, vous savez que le système LAS récompense ceux qui anticipent.
Les 3 méthodes qui font la différence en LAS

J’ai accompagné Théo l’année dernière. Bordeaux, L1 Biologie-LAS. En septembre, il était confiant. Bon bac, méthode rodée au lycée. En novembre, premiers partiels de mineure santé : échec. Pas par manque d’intelligence. Par sous-estimation de la charge de travail. Il révisait comme au lycée, intensément avant les examens. Ça ne fonctionne pas en LAS.
Erreur fréquente à éviter absolument
Négliger la mineure santé au profit de la licence majeure. Dans mon expérience d’accompagnement en Île-de-France depuis 2021, c’est l’erreur numéro un. Beaucoup pensent que valider la licence suffit. Résultat : classement insuffisant pour les oraux. Ce constat est limité à mon périmètre et peut varier selon les universités.
La première méthode qui change tout : la régularité quotidienne. Trente minutes de mineure santé chaque jour valent mieux que cinq heures le week-end. Le cerveau consolide les apprentissages pendant le sommeil. Des sessions courtes répétées créent des connexions durables. Le bachotage de dernière minute produit des notes médiocres et un stress destructeur.
Deuxième méthode : prioriser la mineure dès septembre. Pas en janvier. Pas quand ça devient urgent. Dès le premier jour. Je recommande un ratio 60/40 : 60% du temps de travail personnel sur la mineure santé, 40% sur la licence majeure. Ça paraît déséquilibré. Ça ne l’est pas. Votre avenir médecine dépend de la mineure, pas de la licence.
Troisième méthode : s’entraîner sur des annales dès octobre. Selon l’étude SIES de novembre 2024, le taux de réussite LAS stagne autour de 17%. Les étudiants qui dépassent ce taux ont un point commun : ils travaillent sur des sujets réels, pas seulement sur des cours. Les annales révèlent le niveau attendu. Sans elles, vous travaillez à l’aveugle.
Prépa accompagnante : ce que ça change vraiment
Soyons clairs. Une prépa accompagnante n’est pas obligatoire pour réussir. Certains réussissent seuls. Mais les chiffres parlent. Chez Diploma Santé, 92% des étudiants accompagnés accèdent aux études de santé. Comparez avec les 25,7% de réussite nationale en LAS selon le bilan 2024 des admissions MMOPK. L’écart est massif.
92%
de réussite chez Diploma Santé
Je pense à Léa, que j’ai suivie en 2023. L1 Droit-LAS à Paris. Première tentative solo : notes correctes en droit, classement mineure santé insuffisant. Pas d’oraux. Deuxième année avec accompagnement structuré : elle a ajusté sa méthode, travaillé les points faibles identifiés par ses tuteurs, et décroché sa place. Ce qui a changé ? Pas son intelligence. Sa stratégie.

Comprendre ce qu’apporte une structure d’accompagnement comme la Licence Accès Santé chez Diploma Santé permet de faire un choix éclairé. Ce n’est pas une question de capacité. C’est une question de cadrage.
Avec accompagnement
- Méthodologie structurée et planning optimisé
- Suivi personnalisé des lacunes
- Entraînement oraux avec retours professionnels
- Taux de réussite documenté (92%)
Sans accompagnement
- Coût nul ou faible
- Flexibilité totale d’organisation
- Risque d’erreurs méthodologiques non corrigées
- Taux de réussite national autour de 25%
Préparer les oraux : les erreurs qui coûtent cher
Les oraux MMOPK ne sont pas un examen de connaissances. C’est là que beaucoup se trompent. Selon les critères évalués aux oraux 2025, le jury évalue des compétences transversales : aptitude à l’analyse, expression orale, capacité de communication. Le bachotage a été supprimé. Place au raisonnement.
L’erreur la plus fréquente que je rencontre : arriver avec un discours préparé par cœur. Le jury le détecte en trente secondes. Un discours récité sonne faux. Ça crée une distance. Ça ne convainc personne. Ce que veulent les jurys ? Voir comment vous réfléchissez en direct. Comment vous structurez une réponse face à l’imprévu. Comment vous gérez le stress.
Conseil terrain
Entraînez-vous à répondre à des questions inattendues sur des sujets variés. Filmez-vous. Regardez vos tics, vos hésitations, votre posture. Les étudiants que j’accompagne qui font cet exercice gagnent en aisance visible en quelques semaines.
Deuxième erreur coûteuse : négliger le projet professionnel. Pourquoi médecine ? Cette question tombe systématiquement. Une réponse vague du type « j’aime aider les gens » ne suffit pas. Vous devez montrer une réflexion personnelle, des expériences concrètes (stages, bénévolat, rencontres avec des professionnels), une vision réaliste du métier.
Préparation oraux MMOPK : vos points de contrôle
- Préparer 3 expériences concrètes illustrant votre motivation
- S’entraîner à l’oral sur des sujets imprévus (actualité, éthique)
- Filmer au moins 5 simulations et analyser les points faibles
- Vérifier les modalités spécifiques de votre université
Mon avis tranché : la préparation aux oraux devrait commencer dès février, pas en mai. Trois mois d’entraînement régulier font la différence. Une semaine de bachotage avant le jour J produit du stress, pas de la performance. Si vous cherchez des ressources complémentaires pour structurer votre parcours, consultez ce guide pour trouver votre formation.
La prochaine étape pour vous
Vous connaissez maintenant les méthodes. La mineure santé doit devenir votre priorité dès septembre. La régularité quotidienne bat l’intensité de dernière minute. Une prépa accompagnante multiplie vos chances. Les oraux se préparent des mois à l’avance.
Posez-vous cette question : avec deux tentatives maximum, pouvez-vous vous permettre d’improviser votre stratégie ? Les étudiants qui réussissent sont ceux qui anticipent, qui s’entourent, qui travaillent différemment. Pas plus. Différemment.
Limites et précautions
- Les taux de réussite et modalités varient significativement d’une université à l’autre
- Ce guide ne remplace pas un rendez-vous avec le service orientation de votre établissement
- Les réformes des études de santé peuvent modifier les conditions d’accès chaque année
Pour une analyse personnalisée, contactez le service orientation de votre université ou un conseiller Parcoursup.